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Pamphlet d'ouverture de notre ami Louis Jacob.

Association d'idées insolites, assemblage fragile, ésotérique et farfelu, ainsi peut paraître le titre du présent billet. Telle n'est pourtant pas l'intention de son auteur.

Mais de quoi s'agit-il ?

La nuit est déjà bien avancée lorsque les derniers lampions de la fête s'éteignent, lorsque les flots tumultueux de champagne se tarissent. La Pastourelle s'endort, pas pour longtemps toutefois puisque dès le lendemain, les fourneaux s'allumeront pour le bonheur des clients de la première heure.

Notre canard était de la fête le 22 mars dernier (ndlr.22 mars 1990). Il figurait parmi les invités au baptême. Nous ne nous sentons pas la vocation d'une fée, mais nous aimerions exprimer nos voeux aux patrons tout neufs de la Pastourelle, Betty et Marcel, mais fallait-il les nommer ?

Comment le faire ? Pourrions-nous être mieux en accord avec le tout nouvel environnement qu'en nous nimbant d'un halo pastoral et bucolique, même si Virgile sur les rives de la Sambre est une image un peu surréaliste. Nous voudrions souhaiter à Betty, la bergère du lieu, de pouvoir entonner souvent de multiples chants à l'adresse des chevaliers, puisque tel est le premier sens du mot « pastourelle », chevaliers qui viendront en foule, tel est notre voeux, satisfaire leur penchant-gastronomique s'entend-.

Nous voudrions que le pastoureau nommé Marcel puisse lui aussi très souvent diriger les contredanses culinaires avec l'énergie et la bonhommie qu'on lui connaît, puisque la pastourelle est aussi cette contredanse que constitue la quatrième partie du quadrille. Nous voudrions enfin souhaiter à Betty et Marcel de vivre un festival bacchique et onologique permanent, de servir chaque jour généreusement des flots de ce divin fruit liquide de la vigne pour la plus grande joie de leurs hôtes. Mais ce ballet antique, bucolique et onologique nous fait tourner la tête. Le trouble envahit notre esprit, des images floues se forment. Nous confondons St Estèphe, St Emilion et St Marcel, beaujolais et charolais.

Plein succès à Betty, Marcel et leurs sympathiques collaborateurs, tel est le souhait de notre revue.
 

Proverbes et maximes guignolesques lyonnaises


Ne mange pas tout ce que tu gagnes tant que tu gagnes, si tu veux avoir de quoi manger quand tu ne gagneras plus.

Il vaut mieux prendre chaud en mangeant que froid en travaillant.

Celui qui perd sa femme et son cochon, c'est grand dommage pour le cayon.

Faut remplir sa cenpote avant que d'avoir soif.

Méfies-toi du dernier pot, c'est toujours lui qui fiche le gorgosson.

Il vaut mieux mettre son nez dans un verre de beaujolais que dans les affaires des autres.

Entre un fenotte et un bon mâchon, n'hésite pas. Gone, n'hésite pas.

Le temps vous dure plus à attendre la soupe qu'à la manger.

Vaut mieux un bon cuisinier qu'un artiste peintre.

Quand tu laisses tomber ta tartine c'est toujours du côté du beurre qu'elle s'abouse.

Tant qu'on n'a pas croqué la pomme, faut pas appeler une femme mon trognon.

C'est au moment de payer les pots qu'on sent qu'on a plus soif.

Pour que le vin fasse du bien aux femmes, faut que ce soient les hommes qui le boivent.